
L’intelligence artificielle transforme profondément les organisations. Automatisation, accélération des flux d’information, nouveaux outils… Les métiers évoluent, les compétences aussi. Dans ce contexte, une question revient souvent chez les managers et DRH : comment continuer à humaniser l’entreprise à l’ère de l’IA ?
Car si la technologie s’impose dans les process, ce sont toujours les humains qui donnent du sens, portent les projets et créent la valeur relationnelle.
C’est dans cette perspective que les profils DISC offrent un éclairage précieux. En comprenant les comportements naturels des collaborateurs, les entreprises peuvent adapter leurs pratiques managériales et préparer leurs équipes à affronter les mutations à venir. La méthode DISC ne cherche pas à prédire l’avenir, mais à renforcer la conscience de soi pour mieux naviguer dans un environnement marqué par l’IA.
Dans les métiers du tertiaire, l’IA simplifie une partie des tâches : rédaction, synthèse, planification, automatisation de reporting, optimisation administrative… Ce gain de temps est considérable, mais il modifie les attentes envers les collaborateurs.
Moins axés sur l’exécution, ils doivent désormais développer des compétences relationnelles, stratégiques, créatives et de prise de recul.
Le collaborateur de demain devra être capable de :
Dans ce contexte, bien comprendre les profils DISC devient un atout de taille pour accompagner ces transformations.
Si l’IA peut assister, elle ne remplace pas les dynamiques humaines. Les émotions, les interactions sociales, la culture d’entreprise et la coopération restent des domaines où l’humain occupe une place centrale.
Cependant, l’arrivée de l’IA modifie les équilibres relationnels :
Les profils DISC permettent d’analyser ces réactions en profondeur, en montrant les réactions potentielles de chaque individu face à ce bouleversement technologique.
Chaque profil est susceptible de réagir différemment aux transformations induites par l’IA. Cette grille de lecture ne fige personne, mais aide à anticiper ce qui peut motiver ou freiner chaque collaborateur.
Forces : Orientation résultats, capacité à décider vite, goût du challenge.
Face à l’IA : Le profil D voit généralement l’IA comme un moyen de gagner en efficacité et d’accélérer les process. C’est une opportunité de devenir plus compétitif et plus autonome.
Limites : Il risque d’adopter les outils trop vite sans mesurer l’impact humain, et montrer des difficultés à accepter les phases de transition plus lentes. Si l’IA menace son champ d’action, le profil D peut également se montrer virulent et entrer en confrontation avec la technologie.
Forces : Enthousiasme, créativité, communication, motivation collective.
Face à l’IA : Le profil I se laissera sûrement séduire par le potentiel innovant de l’IA et apprécie les outils qui stimulent la collaboration. Utiliser l’IA c’est pouvoir générer encore plus d’idées et les mettre plus facilement en œuvre.
Limites : Le profil I peut parfois manquer de discernement face aux résultats proposés par l’IA et devra alors prendre davantage de recul sur ces outils. Il aura également tendance à ne pas tout de suite les prendre au sérieux et peut se laisser tenter par l’utilisation de l’IA pour faire des blagues à ses collègues.
Forces : Écoute, patience, harmonie relationnelle.
Face à l’IA : Le profil S adopte l’IA avec prudence, cherchant à comprendre comment elle s’intègre dans ses routines. Il va chercher à comprendre son fonctionnement avec méthodologie et s’assurer qu’elle ne bouleverse pas le quotidien de ses collaborateurs.
Limites : De par sa résistance naturelle au changement, le besoin d’accompagnement est renforcé. Le profil S peut décider de boycotter l’IA si elle lui ai imposé et si elle crée un bouleversement au sein de son équipe.
Forces : Analyse, précision, logique.
Face à l’IA : Le profil C apprécie la fiabilité des outils et l’automatisation des tâches répétitives. Généralement tourné vers l’innovation il appréciera la capacité de l’IA à mieux structurer les process de l’entreprise, à fournir des analyses poussées et à apporter des informations plus précises.
Limites : Le Profil C peut également se montrer craintif lors de l’arrivée de l’IA, concernant l’évolution de son poste et la perte de maîtrise sur certains sujets. Il aura besoin de temps pour analyser en profondeur les tenants et les aboutissants de l’IA dans son travail avant de l’adopter pleinement.
Ces réactions ne sont pas des règles absolues. Chaque personne est unique, et la méthode DISC doit être utilisée comme une grille de lecture, jamais comme une étiquette.
Pour préparer une équipe à l’arrivée de l’IA, les enseignements du DISC offrent plusieurs leviers essentiels.
Une équipe équilibrée rassemble :
L’IA n’efface pas les comportements humains, elle les amplifie.
Un profil C brillera dans l’analyse, tandis qu’un profil I excelle dans l’innovation.
La clé est de créer une synergie entre les talents.
Le DISC aide les managers à adapter leur communication :
L’IA permet de déléguer une partie des tâches analytiques et opérationnelles. Elle doit donc encourager les humains à s’orienter vers d’autres types de compétences, sur lesquelles l’IA ne pourra jamais les remplacer. Et c’est notamment le cas de l’intelligence émotionnelle et des compétences relationnelles : écoute, coopération, empathie, gestion du stress.
Le DISC est un excellent tremplin pour développer ces compétences.
L’IA transforme le monde du travail, mais elle ne remplace ni l’intuition, ni la sensibilité, ni les relations humaines au cœur des organisations.
Comprendre les profils DISC permet d’accompagner plus efficacement les collaborateurs dans ce changement, en valorisant leurs forces naturelles et en anticipant leurs besoins face à la technologie.
Dans ce futur où la technologie progresse vite, les entreprises les plus performantes seront celles qui savent harmoniser l’intelligence artificielle… et l’intelligence humaine.